J’avais mis mon cœur à ses pieds.

Ravi, il l’a pris, l’a regardé, et l’a mis dans un cabinet plein de vieux souvenirs, poussiéreux.

De temps à autre, il va le contempler, le caresse doucement. Ah qu’il aime cette couleur, ce rouge éclatant, de mon cœur à vif.

Ensuite, il le remet à sa place. Là, chaque soir, un peu plus de poussière se dépose sur ce cœur défait par un instant d’émotion vive, craignant la solitude, chauve-souris dont les ondes rongent ses parois intérieures.

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