il me faut pluie

l'écrasée des premières gouttes

sur le galet de la peau

puis les soupirs se répondent

les plics, les plocs

frappent au hasard

une musique

vibrant en odeur

de peau-terre mouillée

vient le fatras

assourdissant

peau à l'envers des eaux



il me faut pluie

en gouttes serrées

sous la muraille des dents

les vitres des yeux en buée

les soirs d'été

oh même en flots humides

se désagrégeant

même en papier

même en silence

il me faut pluie.

Losilue