05 août 2009

Lulle - Oracles intimes

La chèvre portera des sabots d’écheveau et d’aurore. L’écume sourdra mollement à ses lèvres épaisses. Sera-ce toi qui me fuis, ou le rire ou la nuit…. ? De très hauts champs d’agrumes feront ployer mes yeux. ***   Lisse, le temps aura perdu de sa saveur cruelle. Nous nagerons sous un banc. Il fera froid et dur. Là-haut, dans ton regard, une pluie d’algues mortes. Pourquoi as-tu arrêté la tempête? Je ne reconnais plus où meurt le soleil. ***   Des lèvres en avalanches. Des fruits en ribambelles. Je vais à... [Lire la suite]
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03 mai 2009

Lulle/Charp - L'hybride

L'hybride tanguait au son d'un vent perlé - grise amertume -Ou chute bruissante de l'EncoreSoupir du JamaisToujours tu m'apparais en robe de santal frais Toi et ton âme épriseEt tu passes, mille guêpes à ta cheville Sous le linteau de tes amitiés rompuesLe cœur craque sous ton pas frêleEt rougeoient les marbres mariés au SeuilCe n'est que de paraître et feindre L'insolent paradisier des portes interditesLa permanence fidèle obsède et déchiquète Jusqu'aux plus pures promesses d'une aube orangée. Lulle & Charp, Novembre 2005
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10 avril 2009

Lulle - La confession fragile

Ce matin-là, de lourdes tentacules prises de vent bruissaient dans un air empesté ! Le roc de mon esprit se heurtait à la caducité des trop mornes saisons. Tu surgissais, bancal, arbre impavide mais bien trop recueilli, faisant craquer les moindres recoins de tes peaux ennemies. A qui parlais-tu, douce aurore empesée, lorsque tes bras fendus claironnaient dans l’air tiède ? Il me semble avoir perçu et sanglots et murmures. L’eau, peut-être, était trop verte pour toi, qui préfères les lambeaux de chair claire et les bruits d’animaux.... [Lire la suite]
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21 août 2007

Lulle - Fragments poétiques

Un escalier muet traçait des acrostiches sur un pan de ciel sale. Ton pied se riait des ondulations tièdes. Nous marchions, ahuris, les cœurs en éventail, tant de désir gelés sur la peau de tes doigts  ** Ecartelé mais tendre, l’hippocampe se balance au son du porte-voix. Pourquoi détesté-je l’orange ? Il n’est ni cercueil ni plainte ni roucoulade d’enfant. Le cachemire s’est pendu à mon âme trop pâle. Les chevaux enfiévrés jamais n’atteindront leur cime inavouable. **  ... [Lire la suite]
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