Si ma paume n’était qu’un écueil de sable, comme les dunes de mosaïques froissées,

Si l’entre moi se découvrait nouvelle

Sous une encablure à peine de falaises profondes

Bleues, noires, ou bien laiteuses pierre de lune accrochée aux portants de la nuit.

Rouges, ongles carmins de mes lèvres entre ouvertes

Aux  rituels des sons du cristal qui s’émiette sous  mes doigts.

S’il n’existait que l’entre deux mondes, là où le vide se bruisse du vent

Là où l’hermine se charge d’argent et parcours les ombres des rêves enfouis

Je serais alors la fine nervure de la feuille nouvelle

Sous le murmure de l’oreille attentive.

L’oiseau Lyre a chanté sur ta bouche mais l’enfant roi a zébré ton sein

Va !!! Errante de la nuit, des océans trompeurs et des forêts humides

Ta brume ne convient  qu’aux spectres sans partage, aux gorgones oubliées

Aux astres d’épidermes chimériques.

Si l’entre deux moi se révélait nouvelle.

Pascale Billard