ENVERS

Chemins divers de la poésie et de l'imaginaire

03 janvier 2008

L'imagination matérielle

 

Sens et symboles, virtuosité et savoir-faire, réalité et sentiment : l’art ancien focalisai, réunissait. Les actes : choisir ses matériaux et techniques, construire l’œuvre, la présenter au public : c’était, sinon l’art, du moins ce qui y menait. La  rupture de la représentation, qui fonde l’art moderne, met fin à cette unité. On retrouve aujourd’hui ces fragments dans l’espace public et marchand, réduits en art-concept ou art-acte, art-enseigne et art-témoin, isolés, muets sous le bavardage du commentaire. Faut-il se laisser convaincre que chacun contienne en lui-même l’art, insecte polymorphe ?

 

 


Ce serait dénaturer la mue, l’éclatement initial : le noyau créateur émergeait de sa gangue esthétique et signifiante. Aujourd’hui, c’est la gangue que l’on expose.

 

Or ce noyau, c’est l’imaginaire, s’entrenouant à la matière. Chercher l’art en partant du concept, du réel, du social, des symboles, ce n’est pas seulement aller à rebours de l’histoire de l’art, mais de l’art même. Du noyau imaginaire peuvent sourdre socialisation, gestes et techniques. Mais non l’inverse. La création se déploie en un sens irréversible, comme le temps, cet autre enfant du fait. L’art doit fuir tout effet ou conséquence pour être exclusivement cause.

 

Le surréalisme, en se plaçant résolument en ce noyau, en se rebellant contre la tyrannie de la raison, a préservé en partie, sinon toujours l’unité de l’art, au moins sa possibilité. Non sans ambiguïté. Car en prétendant préférer dans les arts plastiques le « modèle intérieur » au modèle extérieur, en livrant la poésie à la dictée automatique, le surréalisme substitue une idée à une autre. Reste que ce modèle intérieur, cette dictée, sont hors de portée de l’observation, et qu’en prétendant suivre un modèle intérieur, on peut se libérer de tout modèle et de toute dictée, pour s’en tenir au fait. Mais par cette faille théorique peut aussi rentrer l’idée et d’elle alors procède toute cette imagerie à laquelle on réduit parfois le surréalisme,  à ces icônes du surréalisme marchand et officiel, Dali, Magritte et consorts.

 

L’art n’est pas l’imaginaire. Son filon gît en cette ligne de crête infinie où il s’affronte à la matière, en ce creuset où viennent se fondre en une alchimie complexe et changeante, volonté et rêve, accident et savoir-faire, sens et mystère.

 

Entre eux s’opèrent conjointement sélection et quête. L’imaginaire trie la matière, choisit, et avance, mettant à jour un réel capable de lui faire écho, de même que l’œuvre au fil de l’apparition trie, choisit, appelle ce qui, dans l’imaginaire, peut enfanter les plus riches échos. Noces ardentes, cheminement ni identique ni parallèle, mais sensible, en quête constante de résonance.

 

Tant que l’œuvre est éclatement, jet, matériaux, construction, volonté, on y reconnaît l’auteur. Puis peu à peu, d’abord incertaine puis impérative, l’œuvre prend corps comme un étranger surgissant au cœur de la création sans jamais s’y confondre, soufflant sur les traces sans les modifier, spectre naissant dans le regard par la chute de la création vers son unité. Puis d’écho en écho de ce retournement, l’œuvre dicte à l’artiste certaines retouches, réaménagements, finition, etc. 

 

Il se scelle là un pacte essentiel. On a souvent, et à juste titre, offert Faust comme figure de l’artiste. Mais sait-on que le Tentateur, c’est l’œuvre ? Et l’âme vendue du mythe, c’est la dépossession. Pour être, l’œuvre doit rompre avec son créateur, s’affirmer comme Autre.

 

Hugo écoutait la bouche d’ombre, dans laquelle les surréalistes ont voulu reconnaître l’inconscient. Mais c’est l’œuvre qui parle, et l’inconscient qui écoute.

 

Cette résonance entre imaginaire et matière, ce tri alterné, est de l’ordre du coup de foudre, de l’élection sensible. Il n’y a pas de raison, de justification possible. Celles-ci annihileraient la réciprocité de la relation.

 

Tout approche rationnelle est fondée sur l’identité, sur l’instauration du sujet comme préalable. Or la réciprocité des noces de l’imaginaire et de l’œuvre d’art font du sujet un spectre, une ombre habitée par l’Autre.

 

L’imagination n’est pas la fantaisie. Dans la tension des noces artistiques, l’électrisation des fils se nouant entre les deux rives repose sur la mise à jour réciproque de latences inexprimées. L’émotion est découverte d’inconnu, transmutation essentielle où l’autre se fait soi, ou le soi en l’autre se livre.

 

Cette tension de l’art entre artiste et œuvre n’est possible qu’à proportion de la distance de l’œuvre au sujet, aux repères. Seul un art énigmatique est capable de plonger au plus profond de l’être, et de provoquer cette mutation de l’imaginaire qui en un instant d’émotion pure, s’aperçoit au dehors stupéfait, sa solitude brisée par la présence.

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12 septembre 2007

Henriette de Champrel

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Texte à 3 voix

Je me réjouis de nos futures enjambées, de nos longs silences éloquents, tous ensemble et chacun avec nos peines, nous arriverons à éprouver de l’allégresse.

Mais rien dans le rebord des hanches ne troublera le mystère.

Rien, ni faux ni charrue,

Ni cette paupière fuyante où s’écrivait la route.

Ni cet iris étoilé où s’éparpillait la joie

Les bœufs transportent nos peines vers d’autres lieux sans jamais chanter. Leur sueur, peine de labeur, inondent notre monde. Seuls pouvaient se sauver un lustre et 4 lampadaires.

Ils rencontrèrent un passant aux larges hanches. Le lustre s’empara de ses mains, les 4 lampadaires de ses boutons de manchette, et tous ensemble tressèrent un collier en l’honneur des veaux mort-nés.

Ainsi se termina cette longue promenade aux accents baroques. J’ouvris la porte, montai les escaliers, m’essuyai les pieds, sortis, grimpai la colline, ouvris les yeux et là où se trouvait auparavant cet horrible édifice religieux, je découvris un pâtre qui regardait tranquillement l’horizon en mâchonnant un trèfle à 4 feuilles.

JPG, Charp, XX

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30 août 2007

Présentation d'Envers

Envers était une revue publiée à Bruxelles. Partant du surréalisme, et abordant au départ essentiellement les terres de poésies et d'art, elle était liée à l'activité sporadique d'un groupe d'amis pratiquant des jeux et ateliers d'écriture automatique, mais s'ouvrant à d'autres, poètes et peintres, amis et rencontres.

2 n° seulement sont parus, ("Langage et fait";"art et révolte"). Ce blog, commencé par la publication en ligne de ces numéros, va prendre peu à peu le relais de cette revue.

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L'étau - L'art et la révolte

L’étincelle poétique naît du frôlement de l’art et de la révolte. De cet éclat de foudre procède la conscience imaginaire, dont le surréalisme est l’expression moderne. C’est de là encore, loin des consécrations culturelles, qu’il éclaire certaines consciences, certaines vies. L’art, la révolte : l’un ouvre des horizons, l’autre abat des murs. Cela s’accorde. Mais bientôt, cela diverge. Le danger est, voulant les unir, de les égarer. La révolte faite objet d’art n’est plus ni révolte ni art.

Tous deux se rejoignent dans la mise en demeure du réel. L’une s’en prend à l’acquis, l’autre à l’inaccessible. Tel est l’étau de l’homme : l’intangible, qui le précède ; l’inaccessible qui le fuit.

Comment la révolte s’en prend-elle à l’acquis ? En le nommant. Quel est son langage ? La violence. Violence de l’esprit surtout, qui est analyse. On n’a pas dit assez la nécessaire méchanceté native de la pensée analytique. Analyser, c’est nommer, c’est donc dépecer, trancher le réel, réduire. C’est isoler, donc tuer. Brisant les combinaisons données, elle en libère l’énergie créatrice, et là oui, seulement là, elle permet de nouvelles rencontres, ouvre sur de nouveaux mondes. Il y a de l’appétit dans l’analyse, et de l’émerveillement. Car la révolte, dont elle est issue, n’est pas première en l’homme. C’est l’étincelle née du choc du désir et du réel. Lorsque l’analyse se fait créatrice, elle rend justice à ce qui la fonde.

Il y a dans tout cheminement des degrés. Le danger est de s’y trop arrêter. L’analyse oublieuse de la révolte ou celle-ci délaissant le désir se coupent de leur source et dessèchent. Le dessèchement de l’analyse c’est le rationalisme fermé.

Né de la révolte contre ce qui est, il en vient à admirer ses propres réalisations. Alors il puise dans l’énoncé de ses conquêtes, lois et axiomes, la légitimité du réel. Le rationnel s’essouffle en raisonnable, en résigné. La raison se fait geôlière de sa source, la révolte.

Le dessèchement de la révolte, c’est la pose, l’intransigeance idéaliste ignorant le réel dans la pétition de principe. La révolte oublie qu’elle est désir, c’est-à-dire attraction du réel, et non négation de celui-ci. Se croyant plus haute que les faits, elle s’en accommode en en faisant le décor de sa mise en scène. La révolte, murée en certitudes, dévoie le désir, qui est recherche.

Comment l’art se saisit-il de l’inaccessible ? En y faisant place. Car l’art est d’abord retrait. Il ne part pas, il creuse. L’inaccessible n’est pas dehors, mais dessous. Il suppure des plaies qu’inflige au donné l’intolérance salvatrice de l’imaginaire. Tordant le réel à rebours de l’analyse, qui isole, l’art met en présence.

Là où, par contre, dans sa phase cré-trice, après le saccage de l’analyse, la raison resserre les liens logiques des éléments, l’art tient écarté, se nourrit de la distance, de l’altérité, pour d’un saut prendre pied dans l’inconnu. Ce saut, c’est l’œuvre qui surgit entre les failles de la création, et s’en empare. Cette émotion qui saisit le créateur à cet instant est de l’ordre de la révélation : cette œuvre qui lui fait face, à rebours des éléments qui la composent et venaient de lui, il la reconnaît comme l’inaccessible pôle qui aimantait ses pas. Ce face-à-face, qui est un saut, signe la présence de l’inaccessible, scellé par l’émotion. Cette présence a un nom : la beauté.

L’art, la révolte concourent ainsi à élargir le réel. Ils ouvrent au plus large le compas de la condition humaine. Leur mise en présence, si elle peut les égarer, peut aussi nourrir leurs mouvements propres. Le souffle de la révolte interdit à l’art le penchant vers la beauté acquise, qui n’est qu’accessible joliesse. L’émotion de l’art exige de la révolte qu’elle se dépasse en s’unissant au réel, pour le transformer.

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25 août 2007

Le jeu des questions-réponses

Le jeu des "questions-réponses" n'a certes rien de nouveau, puisqu'il apparaît dans les revues surréalistes des années 20. Que nous le pratiquions encore, que nous le donnions à lire est déjà un signe de notre démarche: il ne s'agit pas à tout prix de faire du neuf, d'avoir à craindre de se répéter. Tout pas nouveau s'ancre dans l'ancien, et n'a pas à en rougir. A l'encontre de ceux qui sont "revenus" de tout, opposer la naïveté du plaisir.

Chacun répond à une question qu'il ignore, et en pose une autre, qu'il masque avant de la passer à un autre participant. Ainsi circulent entre nous de long papiers pliés, jusqu'à ce qu'arrivé au bout, chacun les ouvre et en donne lecture, nous livrant à la dimension essentielle de la surprise.

Dans nos rencontres, autour de l'automatisme, nous le pratiquons souvent en ouverture, pour le plaisir, et comme mise en éveil. Les étincelles poétiques qui se produisent ainsi au gré du hasard sont celles-là même qu'il s'agit de susciter dans la pratique de l'automatisme. Le hasard est un premier pas pour libérer les mots des chaînes du sens.

Et, dans le même temps, cette circulation de papiers entre nous fait circuler le sang poétique, introduit une dimension de "jeu", c'est-à-dire d'absence de but, de langage "gratuit", tout aussi essentielle, tandis qu'il nous sort du "splendide isolement" de l'écriture.

Qu’est ce que la fleur de l’âge ?

C’est une robe de brume.

Qu’est ce qu’une promesse faite à l’aube ?

C’est l’ailleurs qui se manifeste.

Qu’est ce qu’une perle de brume ?

L’amour qui se délie.

Si je n’avais rien à dire

Alors je serais un assassin

Qu’est-ce que le toit d’une église en ruine ?

Un placement à taux élevé

Qu’est ce que c’est qu’une réunion entre amis ?

Une tige du vent.

Qu’est ce qu’une caresse ?

Un sourire qui frissonne.

Pourquoi est-ce que je réfléchis ?

Parce qu’il n’est jamais trop tard pour se tuer.

Qu’est ce que le hasard ?

Du vin répandu

Qu’est ce que le silence ?

C’est garder toutes les portes ouvertes

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21 août 2007

Lulle - Fragments poétiques

Un escalier muet traçait des acrostiches sur un pan de ciel sale. Ton pied se riait des ondulations tièdes. Nous marchions, ahuris, les cœurs en éventail, tant de désir gelés sur la peau de tes doigts

**

Ecartelé mais tendre, l’hippocampe se balance au son du porte-voix. Pourquoi détesté-je l’orange ? Il n’est ni cercueil ni plainte ni roucoulade d’enfant. Le cachemire s’est pendu à mon âme trop pâle. Les chevaux enfiévrés jamais n’atteindront leur cime inavouable.

**

A quoi t’accroches-tu, factice magicien des temples et des rivières ? Aurais-tu aperçu le Poisson aux dures lèvres du Temps ? Les amandes-amertumes s’étiolent sous le diapason. On a envie de soif et puis d’armures. Il règne une paix torride

**

De tous les pays que je visitai, splendide héritière de nuages secrets, seul me plut l’arc de tes sourcils. Pour qui est-il si rond et si chaud ?

**

Le classeur dans lequel je rangeais les chemins déjà pris s’est mué en une longue corne d’ébène et de surprises. Je ne reconnais plus rien de ce qui fut ma foi.  Tournoyez donc, fiers récifs, outrancières attentes ! Je demeure lettre et cerise, et saveur délicieuse.

**

Des dents froissées d’écume se déguisaient lentement en toges et fourreaux. Ton visage avalait l’aube  de mes soupçons.

**

Un roman-mer ouvert à la mauvaise page manifestera son angoisse. Tu arracheras de tes cils les clous aux pointes d’exil. Vous partirez ensemble, compagnons du crépuscule, tandis que j’enfermerai à jamais les chats de mon voisin. Et vos cris se mêleront, en pourpres étincelles.

Lulle

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17 août 2007

Faits divers

Chant d’adieu

Hier soir, un accident s’est produit dans le tunnel Saint-Aviaire. Un chauffard a heurté un camion avant de s’écraser contre un mur. Les services de secours sont rapidement arrivés pour désincarcérer le mal-heureux chauffeur coincé par le volant. A leur grand étonnement, ils virent sortir un canari rose, s’appuyant sur les ailes du véhicule.

La police désirant questionner le chauffard, dont elle ignorait la langue, on fit venir un interprète. Celui-ci arriva aussitôt, dans un grand camion bleu ciel. Semant la terreur parmi les témoins de l’accident, un grand chat noir et botté descendit du camion. On lui présenta le chauffard, qu’il avala d’un souffle. Tous les témoins de cet incident semblaient terrorisés. Mais le chat noir et botté leur expliqua aimablement que pour pouvoir interpréter les paroles du canari, il lui fallait d’abord bien les digérer. Votre correspondant ne pou-vant pas avaler ce qu’il venait de voir s’est immédiatement enfui.

Un geste désespéré

Fontaine de sang, luminaire nocturne. Une passiflore, bien connue des services à thé, s’est présentée à moitié dévêtue à l’avenue des mille saisons. Selon elle, et si l’on s’en tient au rapport des crocus à floraison tardive, le mille-feuille, doré à point, et revenu d’exode, se serait jeté sous un cochon de lait. Selon sa compagne, connue sous le pseudonyme de Cornet à fleurs, il aurait pris les reflets de sauge, qu’à cette heure de la nuit on peut observer sur les franges des plus vieux immeubles de la ville, pour la compagnie des tirailleurs marins, en train d’entonner les psaumes de David, dit Juju, le célèbre cantonnier de nos faubourgs.

Ayant alors craint que l’heure de la miséricorde eut sonné pour les derniers rescapés du bâtiment l’Espérance, ce navire que la vigie du Pousse-toi-de-là prétend avoir aperçu à demi replié sur son axe, il préféra l’ordalie au pardon et mélangea urnes, concierges et belladone, afin d’en asperger les créatures du démon.

C’est à cet instant que, selon les témoins qui, à ce point du récit, se réduisaient à un tas de cendre dont émergeait un cure-dent garni de mousse à raser, le mille-feuille se décida à offrir à tout passant un exemplaire de l’édition originale des pensées tardives du Taureau Frangipane.

Malgré l’intervention des postiers à tête d’épingle, on ne put ranimer la victime, du moins pas la portion cuite de sa masse cérébrale. Par contre, son cerveau cru, excellent s’il est arrosé de vin de fer-blanc, put être extrait, et se trouve désormais accessible à toute personne désirant inscrire sur son lobe gauche les mensurations exactes de sa nourrice anglaise. Pour les coordonnées princières et heures d’ouvertures du lobe cru, contactez le journal, qui s’enflammera.

Un jugement sévère

Un crocodile s’est introduit dans une meule de foin, pour emporter la totalité des pralines pondues la nuit précédente par des lionnes.

A la sortie de la meule, le malfrat fut pisté par la brigade du 300, menotté trois heures plus tard et emmené manu militari à la taupinière de Delhi. Le crocodile a comparu devant la cour des mammifères, laquelle a décidé de le remettre en liberté moyennant 3 conditions : suivre un régime herbivore strict, ne pas approcher la tanière des victimes et ne pas fréquenter d’autres crocos aux dents longues.

Depuis, nous sommes sans nouvelle du criminel. Espérons qu’il se soit réinséré.

Un meurtrier en fuite

Un criminel du septième ciel a attaqué à 29 h la famille Binecette, composée de six cornichons et de deux serpents. Il les a tous tués à l’aide d’une lime à ongle. Les cadavres ont été retrouvés dans le château d’Albert Ier.

Les policiers, n’ont pas encore découvert le moyen d’arriver au septième ciel. La raison du meurtre serait un simple problème de tuyauterie.

Le meurtrier ressemble à une main que l’on aurait tordue dans tous les sens ; les yeux, au nombre d’un et demi, sont en forme de sabot. La bouche ressemble à une chemise chiffonnée, les nez sont en forme de dent d’éléphant.

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15 août 2007

Jacques Zimmermann - 2004

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